Assistente editor: Hugo de Aguiar

deaguiar.hugo@gmail.com

Le poème de l’ami

Etrangement verdâtre et phosphoreux,
Que des fois je l’ai trouvé, dans des obscurs bars
[sous-marins,

Mon compère silencieux!

Aurions-nous ensemble assassiné la même dactylographe?
Avions-nous achevé un ange du Seigneur dans une ténébreuse
[Cellule?

Étions-nous nécrophiles
Ou poètes ?
Et tout le temps, le mystère assis entre nous,
Comme un convive sournois.
Nous buvions lentement compulsant les souvenirs…
Et au delà des vitres observâmes les merveilleux et terribles poissons, dont les formes compliqués étaient si difficiles a déchiffrer, comme les noms classés par Marcus Gregorovius dans sa monumentale Fauna Abyssalis.

Traduction: Fernando Oliveira, d’après l’original ( O poema do amigo ) de Mario Quintana

Chanson de Bateau e d’Omission

Je ne veux pas la négresse dénudé.
Je ne veux pas le cercueil du mort.
Je veux la carte des nues
Et un bateau bien paresseux.

Ah recoins négligés…
Ah lampions de fin de ligne…
Qui me ventile des anciennes
Fenêtres en guillotine?

Que en passant et passant,
À la recherche d’autres climats…
En chaloupe toujours passant,
Chantant mes quintanares…

Au même temps omettant
Tout ce que tu remémores.

Traduction : Fernando Oliveira, d’après l’original ( Canção de Barco e de Olvido )de Mario Quintana

Petite chronique policière

Couché par terre sans vie
Elle était toute peinte!
Ni la mort lui octroya
Sa tragique beauté…
Ave une froide curiosité
Les gens arrivaient pour regarder son visage
Les coriaces marques de l’âge
Les fatigues, de la boisson…
Tristesse de femme perdue
Poignardé par un matelot!
Alors, sont venus des hommes en blanc
Qui l’ont emmené à la morgue.
Et lorsque l’ont ouverte
Son corps nu de mystère
Que jolie et allègre donzelle
Que courrant pénètre dans le ciel?
Et là est resté, comme elle était
Avant que le monde lui ai donné
Sa maudite fortune:
Sans rien savoir de la vie
Des vices et des dangers
Sans rien savoir de rien…
Avec ses grandes boucles
Ses rêves de jeune fille
Et ses désuètes chaussures!

Traduction: Fernando Oliveira, d’après l’original ( Pequena Crônica Policial ) de Mario Quintana

Chanson du printemps – a Erico Verissimo

Le printemps croise le fleuve
Croise le rêve que tu rêves
Dans la ville endormie
Le printemps survient

L’éolienne est devenue folle
N’arrête pas de tourner
Autour de l’éolienne
À l’unisson dansons tous

Dansons tous, dansons
Chéries, Défunts et Amis
Dansons tous, jusqu’a
Ne plus savoir le motif

Jusqu’a ce que les fourrages aient
Fleurit sur la crête des murs

Traduction: Fernando Oliveira, d’après l’original ( Canção da Primavera ) de Mario Quintana

Chanson du suicide

Soudain, je ne sais pas comment
J’ai plongé dans le contre ciel
À fleur de l’eau, est demeuré
Demeuré dansant, le chapeau

Parmi les épaves submergés
Entre les bleues anémones
Ma bouche est allé boire
Dans da coupe du Roi Tule

Rivée sur la murette
Seule mon âme est resté
Regardant les barques… les barques
Qu’abandonnaient la rade

Traduction : Fernando Oliveira, d’après l’original ( Canção do Suicida ) de Mario Quintana

L’autre portrait

Le nœud du ruban
qui retient les cheveux
de la fille du portrait
s’apparente au papillon.

Rien qu’une petite brise
la fait voler
vers une autre vie
au-delà du portrait.

Une vie ou les époux
n’arrivent jamais en retard
avec un goût amer
dans la bouche.

Tradução: Fernando Oliveira, do original – Outro Retrato – de José Paulo Paes

Chanson d’adolescent

Si vraiment vous me dévisageais
vous saisirais que les rides,
les unes sont factices
les autres littéraires.
Verrais encore,
ce que je cache le plus:
la discontinuité
de mon corps hybride.
Quand je traverse la rue
pour me dérober.
les femmes font des plaisanteries
( toujours si vexantes!)
sur mon corps.
Quelle force macabre
a mélangé les bouts
d’enfant et d’homme
pour m’engendrer?
Si vous voulez me sauver
de cette morphologie,
baptisez-moi vite fait
avec les ineffables,
les épouvantables
eaux du monde.

Tradução: Fernando Oliveira, do original – Cancão do adolescente – de José Paulo Paes